Mes images à caractère sexuel ont été diffusées
Que faire si quelqu'un diffuse vos photos ou vidéos intimes sans votre consentement ?
Vos photos ou vidéos intimes ont-elles été partagées sans votre consentement ? Dans ce cas, vous êtes victime de diffusion non consentie de contenus à caractère sexuel. Cette forme de violence sexuelle numérique est parfois également appelée "revenge porn" ou NCII (non-consensual intimate images). Il s'agit d'un délit grave.
Conservez les preuves
Réagissez aussi rapidement que possible lorsque vous voyez apparaître des images intimes vous représentant. Prenez d’abord une capture d’écran de l’image intime en question, en veillant à ce que la plateforme et éventuellement la date apparaissent clairement.
Supprimez les images
L’Institut peut vous aider à supprimer les images diffusées. Contactez-nous dans les meilleurs délais. Si possible, ajoutez un lien vers le compte qui a diffusé vos images et une capture d’écran qui prouve que les images ont été diffusées.
Vous pouvez supprimer les images vous-même. Notre manuel vous explique pas à pas comment les supprimer. Contactez-nous si vous avez besoin d’aide ou si le réseau social n’est pas repris dans le manuel.
Faites un signalement
Vous pouvez faire un signalement auprès de l’Institut. Même si vous n'êtes pas certain·e que ce que vous avez vécu est de la diffusion non consentie d'images intimes, ou que vous avez vécu d'autres formes de violences sexuelles numériques, vous pouvez contacter l'Institut. Nous évaluons la situation avec vous. Nous vous donnons des conseils. Nous n'agissons jamais sans votre accord.
Portez plainte
Vous pouvez porter plainte auprès de la police. Il est important que vous rassembliez toutes les preuves utiles (captures d’écran des conversations, e-mails, preuve de diffusion des images, liens) pour les transmettre à la police. Dans le manuel, nous vous expliquons ce qu'implique le fait de porter plainte et nous vous donnons quelques conseils. L’Institut peut également vous soutenir dans vos démarches.
Contactez l'auteur
Vous pouvez envisager de contacter la personne qui a diffusé ces images et de lui demander de cesser de le faire. Vous trouverez dans ce guide quelques exemples d'e-mails que vous pouvez envoyer pour faire comprendre la gravité de la situation.
Questions fréquentes
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Que faire si je suis mineur·e ?
Si vous avez moins de 18 ans, contactez Child Focus pour recevoir de l'aide.
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Peut-on agir préventivement contre la diffusion d'images intimes ?
Si vous savez qu’une personne a des contenus à caractère sexuel qui vous représentent et que vous craignez qu’ils aient été ou qu'ils puissent être partagés, vous pouvez agir de manière préventive avec le site StopNCII.org.
Ce site vous permet de créer une empreinte numérique de vos contenus. StopNCII envoie l'empreinte (et pas les images ! ) à différentes plateformes (Instagram, TikTok, Facebook, Reddit, OnlyFans,...), qui rechercheront une correspondance dans leurs serveurs. Les contenus seront alors retirés de leur système. Et si à l'avenir une personne essaye de partager le contenu que vous avez marqué, l'empreinte numérique sera reconnue et bloquée par la plateforme.
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J'ai pris moi-même les photos, mais je ne suis pas d'accord qu'elles soient diffusées
Peu importe. Que vous ayez donné l’autorisation de créer les images, que vous les ayez créées vous-même ou que vous les ayez envoyées volontairement dans un cadre de sexting : si vous n'avez pas donné l’autorisation de montrer ou de diffuser les images, il est question de diffusion non consentie.
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Que faire si mes images intimes ont été diffusées dans un groupe de discussion ?
Si les contenus intimes (photos, vidéos, audios) ont été :
- transmis à d’autres personnes au moyen d'une application de messagerie instantanée, un forum ou un groupe privé
- publiés sur les réseaux sociaux ou sur des sites web
- montrés à quelqu’un·e d’autre
- imprimés et affichées en public
- transférés à une seule personne
cela constitue une forme de diffusion.
Peu importe que les images aient été prises par la personne représentée ou non, si celle-ci n’a pas donné son consentement à la diffusion des images, il s’agit de diffusion non consentie.
Si vous avez appris par des témoins que vos images ont été transmises sur une application de messagerie instantanée, prenez contact avec l'Institut et demandez de l'aide aux témoins pour essayer de recueillir des preuves de diffusion.
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Est-ce un délit ?
Oui. En Belgique, la diffusion non consentie est punissable. Peu importe si la personne l’a fait pour « plaisanter » ou pour blesser quelqu’un. Les personnes qui diffusent des images d’autrui sans leur consentement risquent de lourdes amendes et jusqu’à 5 ans d’emprisonnement.
Si les faits sont commis envers une personne dans une situation de vulnérabilité, avec un mobile discriminatoire ou dans une position d’autorité ou de confiance, ces circonstances sont considérées comme circonstances aggravantes et augmentent sensiblement les peines.
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Pourquoi appelle-t-on cela du revenge porn ?
La diffusion non consentie de contenus à caractère sexuel est parfois désignée par l’expression revenge porn. Ce terme suggère que les images sont diffusées dans un but de vengeance, mais en réalité, les motifs des auteur·e·s peuvent être divers :
- Ils/Elles peuvent vendre les images à des tiers, par exemple via des sites internet
- Ils/Elles peuvent montrer les images à leurs ami·e·s pour s’amuser
- Ils/Elles peuvent diffuser les images pour se vanter de leurs « conquêtes » auprès de leurs ami·e·s...
Les raisons peuvent donc être très variées. Il est important de retenir que, quelle qu'en soit la raison, le fait de diffuser les images de quelqu’un sans son consentement constitue une pratique inacceptable.
Ce terme revenge donne l’impression que la victime doit avoir fait quelque chose de mal et qu’elle mériterait cette vengeance. Ce n’est évidemment pas le cas. L’Institut utilise donc le terme « diffusion non consentie de contenus à caractère sexuel ».
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Que faire si l'auteur demande de l'argent pour retirer les images ?
Lorsqu’une personne possède des images intimes d’une autre personne et menace de les diffuser à moins que cette dernière lui verse de l’argent ou lui transmette d’autres images intimes, c'est de la sextorsion, également connue sous le nom de chantage (à caractère) sexuel. Il arrive cependant parfois que l’auteur·e ne veuille pas d’avantage de matériel, mais menace de diffuser les images pour empêcher la personne représentée de mettre fin à la relation ou de porter plainte (par exemple pour des violences entre partenaires).
Les images utilisées comme moyen de chantage peuvent avoir été obtenues de différentes manières. Il peut s’agir d’images envoyées lors de sexting, avec consentement, que ce soit dans le cadre d’une relation ou non. Mais l’extorqueur·se peut aussi avoir obtenu les images en gagnant la confiance de la personne au moyen d’un faux profil ou en exerçant des pressions. En outre, les comptes ou les appareils sur lesquels sont conservées les images à caractère sexuel peuvent également faire l’objet d’un piratage. Les images peuvent donc avoir été obtenues avec ou sans consentement.
En savoir plus sur la sextorsion et les menaces de diffusions
En cas de violences sexuelles physiques
Vous ou quelqu’un de votre entourage avez été confronté·e à des violences sexuelles physiques ? Les Centres de Prise en charge des Violences Sexuelles (CPVS) sont là pour vous, gratuitement, 24h/24. Sous un même toit, nos équipes spécialement formées – infirmier·ères, psychologues et autres professionnel·les – vous apportent toute l’aide nécessaire. Et surtout : tout se fait à votre rythme.
Apprendre à identifier les violences sexuelles numériques
L'Institut met à votre disposition un site web où vous pouvez apprendre à reconnaître les situations de violences sexuelles numériques et à poser les limites. Vous pouvez aussi retrouver des conseils pour réagir en tant que témoin, employeur, ou si vous pensez avoir eu un comportement problématique.